Ventes et prix moyen des habitations se rapprochant d’un sommet en 5 ans

Chez les consommateurs canadiens, la volonté de devenir propriétaire est demeurée inébranlable en 2013, entraînant une hausse des ventes de propriétés résidentielles et de leur prix moyen au pays à des niveaux inégalés depuis cinq ans, et ce, en dépit d’un rendement variable à l’échelle régionale.

Dans ses «Perspectives du marché de l’habitation de 2014», Re/Max a examiné les tendances et le cours des événements dans 25 grands marchés du pays. D’après ce rapport, le nombre d’habitations vendues devrait égaler ou dépasser les niveaux de 2012 dans près de deux tiers des marchés (15/25) en 2013.

Au Québec, on s’attend par contre à un essoufflement. Des baisses de reventes respectives de 9% et 12% sont prévues pour Montréal et Québec. La province a en effet ressenti les effets d’une réglementation plus stricte en matière d’octroi de prêts et a vu la confiance des consommateurs diminuer en raison de problèmes de main-d’œuvre et d’un ralentissement de la croissance économique en 2013.

Ainsi, 92% (23/25) des marchés devraient enregistrer des augmentations de prix d’ici la fin de 2013. La région d’Hamilton-Burlington arrive en tête au pays (7,5%), suivie de la région de Barrie (7%), de Calgary et Saint John’s (6%) et du Grand Vancouver, de Winnipeg et du Grand Toronto (5%). À Montréal et à Québec, on prévoit des hausses modestes respectives de 2% et 4% du prix moyen des maisons.

Hausse en 2014

Les prévisions pour 2014 montrent une tendance à la hausse, et on s’attend à des augmentations de valeur dans 92 % (23/25) des centres, avec la région du Grand Toronto en tête de peloton à 6%. À Montréal, le prix moyen devrait se stabiliser, alors que l’on prévoit une légère baisse (1%) à Québec. En 2014, le marché immobilier canadien devrait être fort et stable, avec des ventes égalant ou surpassant celles de l’an dernier dans tous les marchés étudiés, les niveaux les plus élevés étant prévus à Kelowna (10%) et Calgary (9%). On s’attend à ce que la croissance reprenne au Québec en 2014, avec une hausse de 2% prévue au sein de ces deux marchés.

À l’échelle nationale, environ 466 000 habitations changeront de propriétaire en 2013, une augmentation de 3% par rapport aux 453 372 ventes enregistrées en 2012. On prévoit une augmentation de 2% des ventes de maison au Canada, pour un total de 475 000 unités à la fin de 2014. Le prix moyen des maisons au Canada devrait connaître une hausse de 4%, passant de 363 740$ en 2012 à 380 000 $ en 2013. Leur valeur devrait augmenter de 3% en 2014 pour atteindre 390 000$ à la fin de l’année.

«Les marchés de l’habitation se sont montrés extrêmement résilients en 2013, surtout dans le contexte où de grands écarts de rendement ont été observés plus tôt cette année par rapport aux résultats de l’année dernière, affirme Sylvain Dansereau, vice-président exécutif de Re/Max Québec. Malgré un ralentissement général des activités au Québec, le tableau s’annonce plus positif pour la prochaine année.»

Densification

Bien que différents facteurs puissent contribuer à l’augmentation de la valeur des maisons à l’échelle du pays, la construction constitue l’une des causes déterminantes. Cela est particulièrement évident à Vancouver, où les montagnes et la mer ont empêché l’expansion de la ville, et dans la région du Grand Toronto, où la ceinture de verdure a fait obstacle au développement. En soi, la disponibilité des habitations de faible hauteur par rapport à la population devrait diminuer, créant une pression accrue sur leur prix. La construction en hauteur, avec ses prix abordables, est représentative de l’avenir.

«Partout au pays, nous observons un intérêt grandissant pour les constructions à haute densité, affirme M. Dansereau. Bien qu’il soit probable que cette tendance s’accentue dans la plupart des grands centres, nous prévoyons un affaiblissement du marché des copropriétés au Québec, jusqu’à ce que le surplus d’offre actuel soit absorbé.»

Source des données

Les données historiques proviennent de l’Association canadienne de l'immeuble (ACI) et de chambres immobilières régionales. Les estimations et prévisions sont basées sur l’opinion de courtiers/franchisés indépendants et de sociétés affiliées de Re/Max.

(Source : Re/Max)

L’amélioration des résultats économiques, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde, combinée à des taux d’intérêt historiquement bas et à la confiance accrue des consommateurs, devraient alimenter la croissance en 2014. Il est à prévoir que les ventes et la valeur des maisons continuent d’augmenter, selon un rapport publié par Re/Max.
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